Sauvetage du voilier JEUNE MARIE CHARLOTTE

29 novembre 1836

22 hommes sauvés – 1 sauveteur décédé

Patron du canot :
Caron (chef des pilotes à terre)
Armement  du Canot de la S H
Bateman,  Varlet-Hecquet, 
Schoemacker,David Vanecke
Charles Louis Henri dit « Coqueau »
Boussemard

Dunkerque :

Un première sortie sous l’égide de la Société Humaine de Dunkerque avec une fin malheureuse

Commandé par le patron Caron, le canot de la Société Humaine se porte au secours du voilier la JEUNE MARIE CHARLOTTE (Capitaine Triquet venant du Vivier) qui déporté par le vent est échouée à une demie lieu à  l’est du port.

​Le charretier Boussemard avança hardiment ses chevaux jusqu’au poitrail et le bateau fut lancé. Mais l’armement du canot n’était pas à ses postes de nage et  le canot fut rapidement emporté par le vent et dépassa même le navire naufragé. Il fallut l’habilité du patron du canot pour revenir vers le JEUNE MARIE CHARLOTTE.

Lancés à travers les brisants, bravant tous les dangers et n’écoutant que leur courage, les sauveteurs parviennent à récupérer 22 des 23 membres d’équipage qui s’étaient attachés sur l’arrière du navire.

​4 des sauveteurs sont emportés par la force des lames, l’un d’entre eux, un jeune canotier du port  et orphelin Charles Louis Henri dit « Coqueau » ne survivra pas malgré les efforts de ses camarades. Son  corps sera retrouvé le 30 novembre sur la plage de Zuydcoote. Ses obsèques, à l’église Saint-Eloi seront prise en charge par la Société Humaine.

Après une heure de craintes et d’émotions la mer s’étant calmée et retirée l’équipage du chasse-marée a pu être mis à terre fatigué, moulu, brisé mais heureusement avec la vie sauve. Recueillis à l’aubette des douaniers ils furent réchauffés et réconfortés de quelques boissons.

Sources :
BNF Gallica Le Publicateur
Société Humaine de Dunkerque Note du 30 novembre et 2 décembre 1936
Généalogie Gérard Bollengier