Sauvetage du ALCYON et EMILE DESCHAMPS

4 Juin 1940

plus de 80 personnes sauvées

9e et dernier  jour de l’opération  DYNAMO

Sauvetage de l’ALCYON   par le LUTTEUR

L’ALCYON, cette barque à moteur du pilotage du port est découverte par le lieutenant FERRY du 4ème Cuirassiers et le lieutenant DELTOMBE du 29ème Dragons, partis à la recherche d’une embarcation pour tenter une traversée. Le moteur fut remis en marche par un sous-officier artilleur du 35ème RA. A 8 heures, ce bateau sortit du port alors que des automitrailleuses ennemies étaient repérées à Malo-les-bains. Ce bateau était frété par une quarantaine d’hommes dont les équipages de chars des 18ème et 29ème Dragons, du 4ème Cuirassiers et une vingtaine d’hommes du 35ème RA sous les ordres du capitaine Roussilhe. La mer,  trop forte pour cette grosse barque surchargée, obligea à exécuter des changements de route fréquents.

A 15h30, ces hommes furent récupérés, à 15 kilomètres, à l’est de Douvres, par le dragueur de mines français Le LUTTEUR. Ils débarquèrent dans le port anglais, le 4 juin 1940 en fin d’après-midi.

 Remorqueur  LUTTEUR de type Athlète – Construit à l’arsenal de Brest, terminé en 1919
585 tonnes – Vitesse 12 noeuds -II pièces de 120 mm
Sabordage à Brest le 18 juin 1940 ( renfloué par les Allemands, renommé URSUS ), puis perdu, circonstances inconnues)

 Sauvetage du EMILE DESCHAMPS   par plusieurs bateaux

  80 personnes sauvées

Les hommes embarqués sur l’EMILE DESCHAMPS somnolaient, certains enveloppés dans de vastes couvertures car la bise était fraîche. De tous côtés des mugissements de sirènes indiquaient le voisinage d’autres navires. C’était un peu rassurant. Avant-guerre, petit paquebot affecté à la ligne bien tranquille Caen-Le Havre, le patrouilleur EMILE DESCHAMPS, de la Marine nationale avait quitté le quai d’armement vers 22 h., avec le personnel du bastion 32, 350 marins et officiers de l’armée de terre, plus une trentaine de civils.
Le jour commençait à se lever ; à quelques encablures, le ANNE MARGUERITE  et la SAINTE ELISABETH naviguaient, elles aussi, un peu à l’aveuglette. Puis les côtes de Margate apparurent. Il était 5 h. du matin. Les soldats contemplaient avec soulagement cette terre promise baignée de brume. Soudain une explosion les fit rouler l’un sur l’autre. L’EMILE DESCHAMPS venait de toucher une mine magnétique et coulait rapidement.

La panique qui s’empara alors des malheureux et donna lieu à des scènes terribles. En une minute le patrouilleur, la quille en l’air, s’enfonça dans la mer. Il n’y eut que 85 rescapés.

Parmi l’équipage se trouvait
François Carru – chauffeur de taxi à Dunkerque Rescapé
Falconnet-  le 2e radio de Malo Rescapé Outteryck – quartier-maître de Rosendaël Rescapé
Rots  le quartier-maître chauffeur de Saint-Pol Péri en mer Mort pour la France
Jean Perichard mécanicien de Malo Péri en mer

Mort pour la France
Parmi les civils 
M. et Mme Delanghe,Péris en mer Propriétaires du café  Au Nouveau Siècle  place Jeanne d’Arc à Dunkerque
Melle Delanghe  Rescapée
Mme Jean Perichard et son fils. Rescapés

2 août 1940 : trois habitants de l’île de Schiermonnikoog, à l’extrême-nord des Pays Bas, se baignent dans la mer du Nord quand ils se retrouvent entourés d’une vingtaine de cadavres. Des noyés, comme il s’en échoue régulièrement sur la plage, au point qu’un cimetière privé leur est dédié : le Vredenhof, « jardin de la Paix ». Il appartient au patron de l’hôtel de l’île. Ces nouveaux corps portent l’uniforme français. Ce sont des passagers de l’« Emile-Deschamps » à la dérive depuis des semaines au gré des courants. Au total, les habitants récupèreront 31 victimes françaises, la plupart sans identité.  Source  :https://www.caminteresse.fr/

Un témoignage d’Emile Olivier est  à lire absolument sur le site DK épaves  – Page  dédiée à l’EMILE DESCHAMPS

Sources
Site Dunkerque Epaves
Crédit photo Dunkerque épaves –  Eric Damiens
Données Llyods Ltd
Source https://www.vliz.be/ (Institut flamand de la mer)
Alcyon  :  Dunkirk Dynamo 1940 du SDHA  article « Les échappés maritimes du 4 juin…Le choix de la Liberté » de Olivier Vermesch
La Voix du Nord du 1er juin 1960