*Sauvetage du CHACAL et de naufragés

journée  24 mai 1940

29 personnes sauvées*

Sauvetage du CHACAL  par le MESSIDOR et l’ARRAS

27 personnes sauvées*

La Luftwaffe poursuit ses attaques contre les torpilleurs et contre-torpilleurs français qui harcèlent les abords de Boulogne. Le contre-torpilleur français CHACAL, commandé par le capitaine de frégate Estienne, est coulé tandis que le torpilleur français FOUGUEUX est traversé par une bombe et que le torpilleur français FRONDEUR déplore plusieurs morts et blessés. Le dragueur auxiliaire MESSIDOR et l’aviso ARRAS recueillent 27 hommes du Chacal avant que les tirs ne les obligent à s’éloigner. Il y a 93 morts ou disparus.  Le capitaine de frégate Estienne  blessé grièvement à plusieurs reprises ce jour , a, malgré ses blessures, continué à donner des ordres jusqu’à ce qu’il perde connaissance.

Le MESSIDOR commandé par le lieutenant de vaisseau Cumain  recueille les survivants du Chacal et les conduit au Havre le lendemain.
L’amiral Abrial doit se résigner à rappeler ses bâtiments.

ce contre torpilleur avait un effectif de 195 personnes. Les pertes sont certifiées Qui a sauvé les 75 marins restants? 

Germain Roussel
Paul Roussel

Les frères Roussel
Paul quartier maitre torpilleur Mle 704B33
Germain quartier maitre de manœuvre Mle 933B37

sauvent  le commandant du CHACAL
Cet acte de courage leur vaut
une  citation à l’ordre de la brigade signée par l’amiral Abrial

Citation manuscrite de l’Amiral Abrial

Sauvetage d’un pilote d’Hydravion par le LUCIEN GOUGY 

1 personne sauvée
Ce bâtiment sera saisi par les Britanniques.
Il finira sa carrière en 1945  sous leur pavillon

Le Latécoère 298 de l’escadrille 1 S1, piloté par le premier-maître Lacheny et le premier-maître radio Goret, chef de bord, quitte  le plan d’eau de Cherbourg en direction de Dunkerque, portant le courrier destiné à l’ Amiral Nord  » (amiral commandant le théâtre d’opérations maritimes de la région Nord). Il est pris en chasse par un Me 109 à la hauteur de Gravelines, alors qu’il effectue une liaison postale entre Cherbourg et Dunkerque.

Le premier maitre Goret raconte :

« effectue des évolutions rapides. L’avion ennemi effectue trois passes. Au cours de ces trois passes, le pilote n’a jamais été en position de tir, l’écart de vitesse étant trop grand. Il n’a pas tiré. »

Le radio a ouvert le feu le premier, à 700 mètres. Après une rafale, la mitrailleuse s’est enrayée. Le radio n’a alors plus tiré que coup par coup. L’ennemi a tiré de toutes ses armes fixes.

Abattu à l’ouest de Dunkerque le latécoère 298 se brise et coule instantanément, le premier maître Goret soutient un moment Lacheny blessé mais celui-ci coule à pic au moment où le dragueur auxiliaire LUCIEN GOUGY , commandé par le lieutenant de vaisseau de réserve Foignet, vient à leur secours. Le radio a gagné à la nage le cargo LUCIEN GOUGY, qui se dirigeait vers le lieu de l’engagement. Il l’a atteint au bout de 45 minutes.!!

24 mai  un sauvetage de la chance en mer par le torpilleur BOURRASQUE

Notre torpilleur file de ses vingt nœuds quand en passerelle, un naufragé est signalé et va passer le long du bord. Un lance amarre est lancé dans sa direction. II réussit à attraper la ligne malgré la vitesse et le remous. II laisse défiler entre ses mains jusqu’à la pomme du bout et tient bon.
Nous ne pouvons pas diminuer l’allure car nous sommes toujours attaqués et évitons les bombes.Il vole au-dessus de l’eau tenant de toutes ses forces.

II sera sauvé.  Quelques minutes après, il est sur le pont. Plusieurs marins s’occupent de lui.

Malgré les bombes qui tombent à un mètre du bord, il a le sourire. Quel courage pour échapper à la mort. Ce malheureux plus tard racontera son aventure….

Sources
Site
Dunkerque Epaves
Crédit photo Dunkerque épaves – Marius Bar
Georges Blond – les princes du ciel – livre de poche
Archives familiales famille Paillart