-Sauvetage de la MADELON-

19 septembre 1949

4 marins sauvés

Patron de la vedette du pilotage
Lucien Gens
Armement de la vedette

Madelon devant le bateau des plongeurs

Dunkerque

Le bateau de pêche dunkerquois, LA MADELON D866, appartenant M. Pierre Deublyden*, venait de faire le plein de 1500 litres de gazoil. Il quittait Dunkerque samedi soir pour aller pêcher sur les côtes anglaises.

En sortant du port, ce chalutier de petit tonnage   ayant quatre hommes à bord, dont le patron Firmin Maes de Bray-Dunes,  s’échoua sur les épaves qui subsistent en face du phare dans le chenal.

Selon l’armateur, ils ont bien aperçu les feux rouges signalant les épaves, ils ont cru voir arriver sur eux un autre bateau les obligeant à serrer du côté des épaves.

Il était 23 heures. Avisé de l’accident, le pilotage dépêcha aussitôt sur les lieux sa vedette occupée par M. Gens, pilote de la station. Le bateau pilote força l’allure et vint se ranger contre la coque penchée.

La  vedette recueillit  les quatre marins pêcheurs dont le bateau pouvait chavirer à tout moment.

Dimanche, à 8H00 du matin, avec la marée montante  la MADELON disparaissait dans les flots.

Des techniciens vont inspecter l’épave pour voir s’il est possible de la renflouer.

* Beuden selon le Nord-Maritime

L’équipage du 866  était composé de :
Firmin Maes de Bray-Dunes (patron)   Pierre Deublyden (Armateur) Henri Outland de Rosendaël  et Julien  Mamelin de Saint-Pol-sur-Mer

L’armateur n’était pas assuré pour la Madelon. Son seul espoir est  qu’on puisse la renflouer.
Un scaphandrier  inspecta l’épave et signala que déjà un mètre de sable et de vase envahissait l’épave. Un relevage sera tenté en soirée.
Avant d’être MADELON le D866 s’appelait LILY MARLEN. Il alla par le fond lors des  premiers bombardements de mai 1940. En 1942 il était renfloué par les allemands qui le rebaptisaient.
En 1945, de nouveau, une bombe l’envoyait au fond. C’est donc le troisième naufrage de ce bateau qui a connu de nombreux avatars. Ses marins  durent une fois lutter 12h00 contre l’eau qui s’infiltrait…

Source
Centre de la mémoire urbaine Le Nord Maritime
Centre de la mémoire urbaine La Voix du Nord