*Sauvetage du chalutier hollandais POST-BOY*

12 janvier 1952

2 personne  sauvées

Durée de la sortie 3h45

Patron du canot 
Louis Bossu
Mécanicien
Maurice Renault
Canotiers
Lucien Bossu,  Vincent Mazo (Pilotage)
André Macquart (Douanes)
Armement du RESOLU

Dunkerque

Rapport SCSN 

Vers 19 h. 20, le Commandant du Port m’informe qu’un chalutier hollandais vient de s’échouer sur le banc de Trappeger, à 10 miles dans l’ouest d’Ostende, et demande du secours.

En l’absence de M. Brunet, patron, retenu au Dyck par ses fonctions sur le bateau pilote, je constitue rapidement un équipage de fortune et à 19 h. 45, nous sortons du port avec l’AMIRAL RONARC’H . Vent nord, force 6, mer grosse. 

A 21 h. 15, nous sommes près du POST- BOY, chalutier hollandais d’Ijmuiden échoué  et talonnant fortement. Notre collègue belge, du bateau de sauvetage de Nieuport nous rejoint. Le Capitaine du POST- BOY n ´a pas besoin de nos services et demande seulement l’aide d’ un remorqueur. Je fais route vers le RESOLU, remorqueur de Dunkerque et lui transmets la demande du chalutier, mais le tirant d’eau du RESOLU lui interdit d’approcher du banc, il a déjà talonné deux fois.

La mer montant, nous retournons près du POST- BOY pour lui porter, si besoin, les remorques du RESOLU . Mais, comme nous en approchons, une lame le soulève, le pousse vers le sud, où il trouve plus de fond.
22 h. 15, le POST- BOY, déséchoué, fait route sur Dunkerque par ses propres moyens.
Rentré à 23 h. 30, sans rien de plus particulier à signaler.

Article de presse

Un chalutier  hollandais, le POST BOY, est échoué à 10 miles d’Ostende. Le remorqueur RESOLU, de la Société Dunkerquoise de Remorquage, les bateaux de sauvetage d’Ostende, Nieuport et Dunkerque, s’étaient portés à son secours.

Le chalutier s’était échoué sur l’extrême-pointe du Trappeger, et roulait bord sur bord, à 45 degrés avec un vent de force 7 à 8, sur une mer très houleuse. Le personnel avait été transbordé sur un autre chalutier hollandais, qui avait quitté Dunkerque en même temps que le POST BOY  et qui voyageaient de conserve. Seuls, demeuraient à bord le capitaine et le mécanicien. Le RESOLU , alerté à 19H00 avait appareillé à 19 h. 10 ; à 20 heures 15, il apercevait le navire. Il avançait à la sonde, le plus lentement possible, sur des fonds irréguliers. A 300 mètres du chalutier, il se trouva tout à coup sur un échoué sur fond de 2-3 m

A son tour d’éviter l’échouage . Machine en arrière  en avant babord puis tribord.

Dégagé Le RESOLU mouille en fond de 7 mètres pour attendre la montée de l’eau. Un remorqueur d’Ostende arrive sur les lieux. Le RESOLU fait, entre 23 h. et 23 h. 30, une nouvelle tentative deux heures avant la pleine mer. Le POST BOY  tient debout au vent et la mer montante lui permet de se dégager. Il a la chance de trouver une fosse de 6 m. et décide d’y attendre la marée et, avec elle, de repasser le banc ce qu’il réussit à 23 h. 50 , sous l’escorte de deux canots de sauvetage dont l’ AMIRAL RONARC’H.

Le dimanche à 0 h. 15, le RESOLU  met le cap sur Dunkerque et suit le chalutier en compagnie du canot de sauvetage dunkerquois.

A 1 heure 25, il mouille dans l’anse des Chantiers de France. L AMIRAL RONARC’H s’amarre à son poste et le POST BOY est amarré au quai du pilotage.

Source
Centre de la mémoire urbaine La Voix du Nord du 15 janvier 1952
Crédit photographique  La Voix du Nord