Sauvetage du trois-mâts français CAP HORN

14 mars 1877

13 hommes sauvés

Patron du canot pilote N°3:  
Antoine Joseph Auguste Ficquet
Armement du canot :  
Berkin – Louis Jean Désiré Bollengyer – Cogge
Pierre Joseph Delugny – Labat – Ernest Maes
Naepels – Naëssen – Noëdts – Norbert –  Smagghe
Armement du remorqueur la Mouche
Armement du remorqueur l’Industrie

Dunkerque :

Un grand trois-mâts de Bordeaux, de la maison Bordes, le CAP HORN, vint s’échouer à six heures du matin sur l’accore du Braeck-Bank, à deux milles du port.

Aussitôt , la corvette des pilotes arrivait à huit heures et demie le long du bord, et s’empressa de porter secours aux naufragés en envoyant un canot monté par 6 hommes. Vers 11H00 du matin le capitaine, avec ses 5 hommes d’équipage, se réfugia à bord du Pilote N°3.  La MOUCHE , étant arrivée, le patron pilote demanda à celui-ci de remorquer son canot (pilotes et capitaine du CAPHORN)  à bord du navire. A force d’efforts  ils arrivèrent à remettre le navire à flot, quoique presque défoncé, mais se tenant à la surface de l’eau grâce à son chargement. Les pilotes s’entendirent alors, avec le capitaine, afin que  les remorqueurs LA MOUCHE et l’INDUSTRIE, le prennent en remorque pour l’amener à Ostende. Le port de Dunkerque n’étant pas assez profond pour récupérer ce navire bien endommagé.

Le navire ne put échapper au péril et s ‘est échoué à une encablure à l’est du port d’Ostende. 

Un grand trois-mâts de Bordeaux, de la maison Bordes, le CAP HORN, vint s’échouer à six heures du matin sur l’accore du Braeck-Bank, à deux milles du port.

Message du commandant A.Montet commandant du CAP HORN
Je certifie que la goélette pilote numéro 3 m’a prêté assistance de tout son pouvoir, de 7h00 du matin à 5h00 du soir, dans la journée du 14/3/1877 où je suis venu de Dunkerque à Ostende, coulant bas d’eau.  J’ai eu constamment la presque totalité de son personnel à bord, pendant qu’elle escortait. Je n’ai qu’à me louer du courage et du dévouement de ces hommes.

SourceS 
Journal des débats politiques et littéraires
Journal l’Autorité 15 mars 1877