Sauvetage du brick d’Auray BON PERE ET BONNE MERE

12 décembre 1883

7 hommes sauvés

Patron du canot :
Charles Pierre Lavie
Sous-patron 
Arthur Charles Corion
Armement du canot : 
Victor Jean Louis Bloquet – Jacques Bommelaere
– René Alfred Delaeter – Kants – Pierre Alexandre Houzé -Eugène Alfred Loonis – Charles Antoine Lavie- Charles Adolphe Lauwick  – Jules Adrien Loyer
Michel Jacques Leonard Mauris – François Léon Victor Noedts
Emile Pierre Louis Questroy – Adrien Joseph Valentin Ricquer
Jacques Pierre Roose
Patron du remorqueur :
Eugène Jules Pierre Charet 
Armement du Dunkerquois

Durée de la sortie 4H30

Ministre de la Marine
Baromètre
Lavie C.P.
Médaille OR 1ere classe
 Charet E.J.P.
Médaille OR 2eme classe
Corion A.C. – Loyer J.A.- Mauris M.J.L. – Ricquer A.J.V. -Lavie C.A. -Roose  J.P.
Témoignage Officiel de Satisfaction
Bloquet V.J.L. – Delaeter R.A. -Houzé P. A. – Kants – Loonis E. – Noedts F.L.V. – Questroy E.P.L. –

PLUS

Dunkerque :

Le remorqueur le DUNKERQUOIS, capitaine Charet,  se mettait à la disposition de Lavie pour sortir le canot du port et pour le conduire auprès du brick le BON PERE ET BONNE MERE commandé par le capitaine Perrodo.

La sortie du port s’effectua non sans danger pour le remorqueur et pour l’embarcation. La mer était affreuse et ce ne fut qu’après d’héroïques efforts que Lavie parvint, après bien des difficultés, à accoster le brick et à recueillir un à un les sept naufragés, y compris le mousse qui était tombé à la mer et qu’on parvint à saisir.

En raison de la proximité de la côte, où la mer déferlait avec fureur, le retour fut aussi très difficile, et ce fut grâce à l’habile manœuvre du capitaine Charet que le canot ne talonna pas.

L’entrée du port étant obstruée et le remorqueur ne pouvant y pénétrer, Lavie fit couper les remorques et fut obligé de rentrer à l’aviron, manœuvre que la grosse mer rendait périlleuse, et qui faillit entraîner le canot sur l’extrémité de la jetée Est.

Elle put être doublée grâce au sang-froid des canotiers et des naufragés qu’ils venaient de sauver. Ce ne fut qu’à une heure de l’après-midi que le canot, parti à huit heures trente du matin, reprenait son mouillage. Ce dernier a été plus particulièrement remarquable.

Le temps était extrêmement mauvais, la mer très grosse.

Le DUNKERQUOIS et le canot de sauvetage étaient sortis en même temps, pour aller au secours du navire en détresse. le canot ne parvint à l’accoster qu’après quatre tentatives infructueuses, et, à plusieurs reprises, le DUNKERQUOIS faillit tomber sur ses chaînes et l’aborder.

Entraînés par le brick qui chassait rapidement sur ses ancres, le canot s’en alla en dérive tout près de la côte, et le DUNKERQUOIS qui le suivait ne réussit à passer la remorque qu’après avoir talonné plusieurs fois.

Sources
Annales de la  Société Centrale de  Sauvetage des Naufragés
Archives municipales de Dunkerque O.Delille 1901 (Bommelaer J)