Sauvetage du trois-mâts Alice

23 janvier 1884

12 hommes sauvés

Patron du canot :
Jacques Bommelaere
Sous-patron :
Henri Weus
Armement du Susan Gray :
Louis Baptiste Brandt – Louis Decouter
François Henbrickx – Charles Lauregans –
Charles Lavie (Fils) -Charles Lefebvre –
Alfred Rees – Amand Shabanel – Louis Taylor
Henri Versaelle – Joseph Wadoux
Patron remorqueur: 
Eugène Jules Pierre Charet
Armement du Dunkerquois

Durée de la sortie 2H30

Société Centrale de Sauvetage des Naufragés
Diplôme d’Honneur
Bommelaer J.J.P.- Brandt L.- Decouter L. Hendrick F.- Lauregans C.A.

Lefebvre C.J.E.- Rees A.-Shabanel A.
Taylor L. -Versaelle H. 
Wadoux J. – Weus H. J.E.

Dunkerque :

Le trois-mâts français l’ALICE, du Havre, ayant été signalé en détresse, vers une heure de l’après-midi, dans le Nord-Est du compas au bout des jetées de l’Est à environ cent mètres du Braeck Bank chassant sur ses amarres par suite de la rupture de ses chaînes, le canot de sauvetage SUSAN GRAY, disposé aussitôt par les soins de M. Morice et du patron Charles Lavie, fut mis à la mer sous le commandement du patron Bommelaer.

Après bien des difficultés pour sortir des jetées à cause de la grosse mer et de la violence du vent contraire, le canot se rendit à l’aviron jusqu’à la hauteur du phare, où la direction du vent lui permit de mettre à la voile pour se diriger sur le navire, qu’il accosta vers une heure quarante-cinq, non sans danger et en faisant des avaries assez sérieuses à son gouvernail et à son étrave.

En même temps, le remorqueur le DUNKERQUOIS, capitaine Eugène Charet, arrivait auprès de l’ALICE, faisant des efforts pour l’accoster et lui passer une remorque sans pouvoir y parvenir, la mer était trop grosse et le vent trop violent de l’Ouest pour exécuter cette manœuvre à une aussi grande proximité du Braeck Bank.

Dans l’impossibilité de sauver le navire, voué à une perte certaine, il ne restait plus qu’à assurer le salut du capitaine et des 10 hommes formant l’équipage de l’ALICE, ceux-ci furent recueillis par le canot qui, remorqué par le DUNKERQUOIS, rentrait au port sain et sauf à trois heures trente du soir.

Source
Annales de la  Société Centrale de  Sauvetage des Naufragés