Sauvetage de la JEUNE CAROLINE

27 juillet 1899

1 lamaneur décédé

Armement JEUNE CAROLINE
Joseph Bateman – Croske
Armement du DUNKERQUOIS

Dunkerque,

Entre 9h et 10h avaient lieu dans la passe de l’est des exercices de tirs au canon. Pour ces tirs qui s’effectue sur des buts de flottants un remorqueur et un canot lamaneur opéraient le changement des cibles.

Le canot  lamaneur  JEUNE CAROLINE numéro 14 monté de 4 hommes avec comme patron Joseph Batteman et le remorqueur le DUNKERQUOIS faisaient le service.

Un peu de clapotis et de houle sur les bancs mais le temps n’était pas mauvais.  les manoeuvres ça exécuté dans de bonnes conditions il était bientôt temps de rentrer au port.

Tout à coup, environ de bord , le canot fait une embardée et les embruns lui passent au-dessus.

Un des 4 marins qui le montait le dénommé Paul Mafran âgé de 30 ans, voulant éviter une lame qu’il voyait arriver se jeta de côté, sautant d’un banc à l’autre. Mais avec le roulis il calcula mal son mouvement et avant qu’il pût saisir un cordage il tombait à la mer.

le patron Batteman fit aussitôt couper la remorque, puis, lui et ses 2 autres marins se mirent à ramer dans la direction où Mafran venait de tomber. La vitesse acquise du canot lavé pendant quelques instants éloignés d’environ 200 M du lieu de la chute.

Dans le même temps le remorqueur virait de bord et se dirigeait à toute hâte dans la direction du canot lamaneur, afin de porter secours à Mafran.  Des bouées de sauvetage furent jetées sur l’eau mais hélas le malheureux n’arriva pas à les atteindre.

Soudain le lamaneur Croske posa un cri: il venait d’apercevoir son malheureux compagnon qui flottait encore entre 2 lames. Souquant ferme et mêlant l’action à la parole le patron Batteman fit force de rame. Encore un coup d’aviron et l’homme allait être atteint. Croske se penchât pour le saisir, il avait la main à portée de Mafran comptait certainement le crocheter. Mais au même moment l’infortuné coulait à pic pour ne plus reparaître.

C’est en vain que la mer fut explorée. Cedrame s’est déroulé en face de la batterie par 15 brasses d’eau.

Le  remorqueur et le canot lamaneur  durent revenir au port où là pénible nouvelle fut vite connue.

Le lamaneur était marié et père de 2 enfants. Son épouse marchande de poisson apprit la nouvelle en revenant prendre son repas du midi avec un imprudent gamin de 13 ans qui lui annonça brutalement la mort de son mari comme s’il lui avait fait un compliment.

Source
Journal Nord Maritime du 27 juillet 1899