Station de Fort-Mardyck

Armoiries

1879

Après lecture du rapport de M. le Lieutenant de Vaisseau Ragiot sur sa tournée dans le Nord, le Comité décide la création de la station de sauvetage de Fort-Mardyck et que la construction d’une maison-abri sera demandée à M. le Ministre des Travaux Publics.

Le Comité décide que le canot construit en Allemagne sera expérimenté à Mardyck.

A Fort-Mardyck, le canot MARIE BOUTENEFF est remisé dans un hangar qui a été solidement réparé ; il permettra d’attendre le printemps pour l’établissement de l’abri en bois qui doit recevoir l’embarcation.

Au coeur des Salines, sur le territoire de Grande-Synthe, jusqu’à la fin de la première guerre mondiale, se dressait le hangar abritant le canot de sauvetage.

Cette station du canot de sauvetage  avait été créée en 1879 en raison des bancs de sable dangereux que présente la côte en face de Fort-Mardyck. Cependant, elle ne peut  proposer qu’un rayon d’action très restreint.

En 1910 le canot MARIE DE BOUTENEFF est remplacé par la SAINTE ALINE. Ce dernier, dans l’état actuel des connaissances ne fait aucune intervention.

La terre ne cessant de gagner sur la mer, cette station se trouve en 1912 à 400 ou 500 mètres du rivage ; il faut alors quatre chevaux pour tirer le chariot et conduire le canot jusqu’à la plage, lui faire traverser la dune et lui faire parcourir l’estran d’un kilomètre à marée basse.

Etant donné qu’il serait impossible de lancer le canot par gros temps, que la station ne dispose que de mauvais moyens d’information, le village étant masqué de la mer et étant éloigné de deux kilomètres du rivage, enfin que les canots de Dunkerque, aidés des remorqueurs du port rendraient même tardive et inutile l’intervention des sauveteurs fort-mardyckois, cette station doit être classée au dernier rang pour les services qu’elle est susceptible de rendre.

Durant la 1ère Guerre Mondiale la maison abri est réquisitionnée pour les besoins du conflit. A la fin de celui-ci l’arrivée du canot de sauvetage motorisé EUGENE VOIELLAUD à Dunkerque sonnera le glas de la station.

1919

La station est supprimée. La SAINTE ALINE, condamnée, est vendue. Et pourtant la station du canot de sauvetage a rendu de fiers services pour venir en aide à des équipages désemparés.

Bilan de 40 ans de sauvetage – 5 sorties recensées, 31 personnes sauvées

L’équipage du canot sera plus souvent armé mais le temps de réactivité lié à l’éloignement de la mer fera que ni Dunkerque ou même Gravelines seront souvent sur place avant même que le canot ait pu toucher l’eau.

11 octobre 1881   Sauvetage du trois-mâts SAID  11 personnes sauvées

18 octobre 1890  Sauvetage du VESTERVIG   6 personnes sauvées

                   La station recevra le prix Auguste Lupin d’une valeur de 1000 francs

18 octobre1890     Sauvetage de la goélette VICTOIRE  6 personnes sauvées

15 août 1897 Sauvetage du MARIE THERESE –

20 mars 1900  Sauvetage du brick ENIGHEDEN  8 personnes sauvées

L’armement des canots était principalement assuré pas les familles :

Admont, Baillet, Benard, Blanquart, Colin, Cousin, Druelle, Evrard, Fatou, Gelé, Gens, Godin, Hars, Joonekin, Legrand, Salmon, Standaert, Turbot, Zelie, Zonnekyndt

La station sera récompensée par  12 Diplômes d’honneur, 9 Témoignages de satisfaction, 4 Médailles d’argent et 2 Médailles d’or