année 1869 Sauvetages individuels

7 personnes sauvées dont  3 enfants

 Non daté

Joseph Julien Roucoul, préposé au pesage, sauve un homme entraîné avec sa voiture dans le canal de la cunette 

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11 février

Charles Gossin sauve un enfant (Source dossier Léonore)

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18 mai

Le  sieur Lahaye Henri , étant dans un petit bateau dans le canal de Mardyck, eut le malheur, en se penchant de tomber à l’eau, il allait se noyer sans le dévouement du sieur Blondé, Auguste, qui à l’aide d’une gaffe, le retira sain et sauf.

Source journal L’Autorité  du 1/06/1869 A0898

28 juillet

Mercredi dernier, vers 2h du soir, 1 enfant d’une dizaine d’années est tombé dans le canal de Saint Omer, où il se serait infailliblement noyé sans le courage et le dévouement du sieur Bertelot Benoît, plafonneur, habitant rue de l’abattoir au numéro 12. Ce dernier, sans prendre le temps de se dévêtir, s’est avancé dans le canal et a ramené sain et sauf sur la berge le jeune imprudent qui en  a été quitte pour un bain forcé.

Source journal L’Autorité  31/7/19691869 A0899

1er août

Un homme à la mer ! Ce  cri sinistre a consterné notre population maritime dimanche soir, entre 5 et 6h. De jeunes garçons jouaient sur les dalles qui bordent le bassin du commerce à la hauteur du café du port. L’un d’eux, un garçon de 12 ans, tomba à l’eau. On cria  : « un homme à la mer »

Non loin de là sur le steamer L’UNION BAYONNAISE, monsieur François Tixier , ne prenant que le temps de retirer son paletot , se précipite au secours du malheureux que l’on croit déjà perdu. Le sauveteur plonge mais avec une vigueur telle  qu’il va plus profond que l’enfant qui se débat entre deux eaux,  il passe dessous et repart sans le malheureux qu’il veut sauver. La  terreur augmente chez les témoins de ce drame, mais, avec foi et courage, Tixier a vu l’enfant en remontant, il replonge et le saisit en quelques instants. On le voit bientôt reparaître tenant dans ses bras le malheureux que chacun croit mort. « Il respire encore », crie le sauveteur et nageant vers une goélette où un marin s’était laissé affaler, il  lui tend son précieux fardeau. L’enfant rappelé à la vie, est rendu sain et sauf à sa famille. Seul, François Tixier blessé.

 Comment? Il ne peut l’expliquer mais à cet endroit où les chaînes de navires se croisent, où sont ici  et là des pieux d’amarre , il est probable que notre courageux compatriote se sera heurté. Toujours est-il que toute la partie droite de son corps est meurtrie jusqu’au sang de la jambe à l’épaule, malgré ses effets qui, du reste, ont été déchirés. Toute blessure laisse une cicatrice, et celle-là est belle à voir alors qu’elle rappelle une digne et noble action.

 Source journal L’Autorité 3/08/69  A0900

1er août

2 hommes poursuivent un oisillon qui, fatigué, va sur l’eau du bassin, l’un d’eux relève son pantalon, s’avance pour saisir le moineau, mais à peine a-t-il fait 3 pas,  qu’il disparaît dans le gouffre. Son camarade crie au secours, se jette à l’eau, perd pied et se trouve aussi en danger de mort . Monsieur Lacour, témoin du fait, leur tend une perche et tous 2 s’y cramponnent. La perche cède au poids et se casse, les deux  imprudents retournent au fond de l’eau, reviennent à la surface . Comme ils sont près du bord, on les saisit l’un par les cheveux, l’autre par un pied et les voilà sur la berge riant bientôt de l’aventure. Mais hélas notre oiseleur n’a pas lâché son Pierrot, qui, moins heureux que son persécuteur,  a trouvé, par immersion, une mort imméritée.

 Source journal L’Autorité 3/08/69 A0901